La-Sure-en-Chartreuse

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Histoire et Patrimoine

PRESENTATION GENERALE

Géographie - Administration

Pommiers la Placette est une commune de l’Isère située aux confins sud-ouest du massif préalpin de la Chartreuse. Bordée par les communes de Saint Julien de Ratz et Saint Joseph de Rivière au nord, de Voreppe au sud, de La Buisse à l’ouest et de Saint Pierre de Chartreuse et Proveysieux à l’est, la commune, composée de plus de 20 hameaux, s’étend sur 1961 hectares qui s’étagent de 350 mètres, point le plus bas en bordure de la Roize, à 1840 mètres, point le plus haut au Rocher du Lorzier. L’’habitat se situe majoritairement à l’’ouest du territoire sur les versants d’une vallée en V orientée sud nord dominée à l’est par la Grande Sure qui culmine à 1920 mètres ; cette vallée est parcourue par la route départementale 530A qui, à partir de la cluse de l’Isère (Voreppe), permet de pénétrer le massif de la Chartreuse par l’ouest ou de rejoindre la cluse de Chambéry qui sépare la Chartreuse des Bauges autre massif préalpin. On ne trouve pas d’habitations au dessus de 830 mètres et en dessous de 410 mètres. Le « Centre Village » s’établit à une altitude moyenne de 520 mètres.

PETITE PROMENADE HISTORIQUE DANS POMMIERS

Commune héritière d’une très vieille communauté d‘habitants - une inscription romaine découverte au 19e siècle sur un autel attesterait d’une présence gallo-romaine - Pommiers la Placette a vu, au cours des siècles, son nom, son territoire, son centre administratif et religieux, les activités principales de ses habitants, subir de nombreuses modifications.

Le nom.

La communauté est citée dès le 11e siècle dans le cartulaire du prieuré de Domène à propos d’’une donation sous le nom de Pomerium, terme désignant un lieu vague, inoccupé (endroit planté de pommiers ou pommeraie selon d’autres sources). Vers 1400 Pomerius, 1608 Pommiers (parcellaire conservé aux archives municipales). Du radical pome on est passé, sans doute par analogie, à la pomme puis au pommier. Par la suite son nom est écrit parfois avec un seul « m » parfois sans « s » final, mais en général c’est la graphie de 1608 qui est utilisée et qui est en vigueur aujourd’hui. Plus tard, pour éviter des confusions avec d’autres communes, on l’identifiera par la proximité de Voreppe : sur l’ancienne carte d’état-major en noir et hachures, on peut lire Pommiers près Voreppe. A la longue, cette dénomination ne paraît pas satisfaisante aux Pommerats, héritiers d’une communauté qui avait toujours été distincte de Voreppe. Et c’est ainsi que le 29 décembre 1931 le Conseil Municipal propose le nom de Pommiers la Placette en raison de la notoriété du Col de la Placette, étape très fréquentée sur les routes de la Chartreuse et pourvue alors de plusieurs cafés. Ce nom est officialisé par décret du 15 novembre 1932 du Préfet de l’Isère.

Le territoire.

Les limites communales ont évolué au cours des siècles. Ainsi il est fort probable, comme l’attestent les processions notées au 17e siècle au Champ du Vart, que la paroisse de Saint Julien de Ratz s’étendait plus au sud donc sur le territoire actuel de la commune. Ce qui est certain, en tous cas, c’est que le territoire de la commune était moins étendu avant la révolution de 1789 qu’actuellement. Si les limites étaient sensiblement les mêmes avec Voreppe au sud et La Buisse à l’ouest, elle était bornée à l’’est par les possessions des Chartreux : forêts et pâtures de la Grande Vache, de Charminelle et de Jusson. Au nord, l’Ayat faisait partie de La Buisse et le Vart de Saint Julien de Ratz. On notera de plus que de 1794 à 1801, la commune de Saint Julien de Raz est réunie à celle de Pommiers (16 frimaire an III - 6 décembre 1794 -arrêté du représentant du peuple décidant de cette réunion ; elle en est distraite le 9 brumaire an X). A noter également qu’’à plusieurs reprises les habitants du hameau du Grand Raz (commune de La Buisse) ont demandé, par pétition toujours sans succès, leur rattachement à Pommiers.

Le centre administratif et religieux.

Jusqu’au milieu du 19e siècle, la configuration du village était totalement différente de ce que nous connaissons actuellement. L’’église et la maison commune se situaient plus au sud (aujourd’hui hameau de l’Ancienne Église) au bord du chemin qui, traversant le ravin de Roize, menait de Voreppe aux Échelles. C’’est entre les années 1830 et 1850 que notre commune se dote à la fois d’une nouvelle église et d’une « maison d’école », l’actuelle mairie. Un nouveau centre se crée alors dans une zone jusqu’ici vide de constructions.

La nouvelle église.

Elle fut consacrée en 1844.Voici les étapes de sa construction. Le Conseil Municipal décide le 20 août 1834 de construire une église neuve et abandonne définitivement les projets de restauration de « l’ancienne église ». Choix du terrain le 25 septembre 1836 entre quatre emplacements : la Groulat, le Cornaz, le Gay, Pré Peyret. Le Gay (orthographe actuelle Le Gué) est retenu. L’’emplacement précis est laissé à l’appréciation de l’architecte « voyer » (en charge des travaux de la commune). 1839, début des travaux ; l’église est couverte à la fin de la même année. 1840 - 1841, interruption des travaux pour faute de financement : coût plus élevé que prévu, charges importantes pour la commune qui fait construire en même temps la maison d’école (et mairie) et le presbytère. Pendant l’interruption des travaux, la voûte du clocher auquel manque la flèche est percée par la pluie et il en est de même du fronton. 16 décembre 1842, examen des travaux qui ont repris dans le courant de l’année. Les nombreuses critiques émises par les membres du Conseil Municipal amènent celui-ci à décider que tous les dépassements de prix resteront au compte de l’entrepreneur et qu’on lui demandera en outre une indemnité pour le retard des travaux. Le 2 février 1844, l’église est consacrée par l’abbé Marchand archiprêtre de Voreppe. L’’essentiel des travaux étant terminés on peut y célébrer les offices qui avaient eu lieu jusqu’ici dans l’ancienne église dans des conditions fort précaires. En effet , elle avait été vendue avec la salle commune (mairie) qui lui était contiguë à Gaspard Buissière avec autorisation de la démolir quand la nouvelle église serait achevée. Le retard des travaux avait amené le Conseil Municipal à autoriser Buissière à démolir le tuf du clocher pour le vendre puis à démolir la maison commune, salle attenante. Comme il n’avait pu le faire qu’en démolissant l’escalier extérieur donnant accès à la tribune de l’église, il avait dû refaire un escalier provisoire. L’Histoire de la fresque.

Au plan administratif

la commune fait partie de l’arrondissement de Grenoble (à 20 km environ) et du canton de Voiron (13 km environ). En intercommunalité, elle fait partie de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais (C.A.P.V.). Elle est enfin commune membre du Parc Naturel de Chartreuse. Village essentiellement rural et agricole jusque vers les années 60, Pommiers la Placette a vu, depuis lors, sa population croître régulièrement par l’installation continue de familles attirées par la proximité d’entreprises, généralement de haute technologie, installées à Grenoble et dans les environs. Ainsi, le nombre d’habitants (les Pommerats) est passé de 157 en 1968 (un des nombres les plus bas du fait de l’exode rural - pour mémoire 646 en 1851-) à 596 habitants au recensement complémentaire de 2005. Le Conseil Municipal se compose ainsi de 15 élus.

La maison d’école.

Elle fut construite en application de la Loi Guizot. Votée en 1833, au temps de la monarchie constitutionnelle sous le règne de Louis Philippe 1er (1830 - 1848), cette loi est considérée à juste titre comme la première charte détaillée organisant l’enseignement primaire en France. Elle obligeait chaque commune à entretenir une école primaire pour les garçons. Pour les filles, on verrait plus tard… En fait, il faudra attendre la Loi Falloux (15 mars 1850, sous la 2e république) pour que les communes soient tenues d’entretenir une école de filles. Encore, cette obligation ne concernait que les communes de plus de 800 habitants. Pour son école de garçons, la commune de Pommiers aurait pu, comme nombre d’autres, se contenter de louer un local ; elle préféra la construction d’un bâtiment neuf où serait réservée une salle pour la mairie. Cette réalisation, comme celle de l’église (voir plus haut), ne se fit pas sans difficultés. Les délibérations du Conseil Municipal en 1845 et 1846 font état de conflits avec l’entrepreneur responsable de travaux mal exécutés. Ces mêmes délibérations nous font connaître les obligations de la commune envers son école et envers l’instituteur. Population et activités. Les indications de professions relevées dans les registres paroissiaux du 18e siècle (de 1751 à 1789 surtout) montrent l’importance de l’industrie de la toile dans la région voironnaise à cette époque. On a pu relever le nom de 6 peigneurs de chanvre et de 12 tisserands de toile. Sont cités également un charpentier, un menuisier, plusieurs tailleurs de pierre, des tailleurs d’habits et quelques marchands. Les « laboureurs » sont bien sûr les plus nombreux et sont cités aussi des journaliers et des domestiques. En 1836, la commune compte jusqu’à 659 habitants, cette époque marquant probablement le début de l‘exode rural que va connaître Pommiers pendant plus d’un siècle. L’’évolution du monde agricole poussera les Pommerats à descendre vers les villes de la vallée afin de trouver un travail. La commune sera dépeuplée de façon brutale entre le milieu du 19e siècle et les années 1920 pour diminuer ensuite progressivement et connaître son niveau le plus bas à la fin des années 1960. L’’attractivité du territoire est donc assez récente. Le premier POS (plan d’occupation des sols) notait que la reconquête s’est opérée de façon spectaculaire entre 1968 et 1975. Cette arrivée massive de Pommerats continua jusqu’au début des années 1980 avant de retrouver un niveau plus modéré. Les activités économiques présentes ont également beaucoup évolué. L’activité agricole qui autrefois faisait vivre bon nombre de famille n’occupe plus guère d’actifs. La population pommerate n’est donc plus à dominante agricole ; davantage tournés vers les agglomérations urbaines une grande partie des habitants peuvent être qualifiés de néo-ruraux. Seul le paysage est encore marqué par l’agriculture et la ruralité : de vastes espaces naturels ou entretenus (forêts, versants de montagnes, prairies…) une structure bocagère encore présente, une silhouette de village traditionnel et de nombreux hameaux dispersés. Ce premier coup de projecteur sur la situation géographique de Pommiers la Placette et quelques périodes de son histoire ont été rédigées à partir de recherches et travaux effectués par Madame Jeanne Baron dans les années 1980–1990 à partir des archives municipales. Quelques données géographiques démographiques et historiques ont été également empruntées au Rapport de présentation du PLU de la commune établi par le Cabinet d’Etudes Belli-Riz (Grenoble). On consultera de plus avec intérêt l’ouvrage réalisé récemment par Monsieur Georges Ancion : ’Pommiers la Placette en Chartreuse, la vie du village à travers les délibérations des Conseils Municipaux , 1832 – 2006’. Il s’agit bien d’un premier coup de projecteur ; d’autres textes viendront s’ajouter et nous faire vivre la ’petite histoire’ de Pommiers, et nous découvrirons sa richesse grâce à ceux qui l’ont faite et vécue, grâce à ceux qui nous l’ont contée et ceux qui nous la content encore.

Retrouvez les anciens de Pommiers Les anciens de Pommiers



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